On se lache en parachute

Le défi ultime. Lorsque j’ai révélé à ma famille mon souhait de sauter en parachute, la plupart m’ont épaulé mais personne n’a vraiment cru que je le ferais un jour. C’était sans compter mon côté entêté. C’est un vieux rêve qui s’est réalisé : la semaine dernière, j’ai effectué un saut en parachute. Je me suis rendu dans un aéroclub en Aquitaine, où j’ai fait la connaissance de mon moniteur : Jonas, un sacré farceur qui adore faire des plaisanteries sur les nombreuxpépins auxquels il a déjà assisté. On s’est tutoyé d’emblée… Luca m’a indiqué les gestes à adopter avant, pendant et après le saut : essayer de rester détendu, se laisser flotter (tout en restant tonique). Puis il m’a fait enfiler mon harnais et il m’a donné des lunettes rose fluo. L’élastique était assez serré, mais comme nous allions tomber à 200 km/h, il était préférable de ne pas les égarer en cours de route. Nous avons ensuite approché l’avion, un petit Pilatus. Je suis entré à l’arrière. En matière de commodités, ils ont dû manquer de budget : il fallait s’installer à même le plancher. Mais tout ça importait peu, car trois minutes plus tard, nous avons finalement décollé. Si vous n’avez jamais volé sur ce genre d’avion, il faut savoir que le vol n’a absolument rien à voir avec un vol sur un Airbus. La porte droite restait ouverte pendant tout le vol, ce qui permettait de bien mettre dans l’ambiance. J’ai senti la pression monter tandis que nous prenions de l’altitude. Dès 1000 mètres, j’avais déjà des doutes sur le fait de sauter. A 3000, je me demandais ce que je faisais ici.De temps à autre, Antoine me demandait si ça allait, me précisant qu’il était interdit de décéder dans l’appareil. Après une trentaine de minutes de vol, ça a été le moment d’y aller. Cyrille a lié mon harnais au sien. Il a ouvert la porte et l’air glacial nous a giflé en pleine face. Ainsi que la peur. J’ai éprouvé l’envie de tout annuler quand je me suis finalement retrouvé devant l’ouverture béante. Je ne sais pas si j’aurais trouvé ou non le courage de sauter. Mais Max a pris la décision pour moi en nous projetant dans le vide. J’ai glissé mes pieds sous l’appareil, comme Enzo me l’avait demandé, et attendu que celui-ci se lance. Je me suis fait l’impression d’être une moule scotché à sa mère. A la sortie de l’avion, nous avons commencé par faire un joli et terrifiant saut périlleux arrière, ce qui m’a donné un instant l’impression incroyable de voler sur le dos, puis on s’est stabilisés et j’ai pu profiter. Une précieuse minute chargée à l’adrénaline. J’ai l’impression d’avoir des super pouvoirs. Le parachute s’est ouvert brutalement. La sensation n’était pas vraiment agréable, mais j’étais tout de même ravi qu’il se soit ouvert. J’ai pris les manettes du parachute. J’ai commencé à tirer sur l’une et nous nous sommes mis à tournoyer sur nous-mêmes, ce qui m’a immédiatement donné la nausée. J’ai préféré modifier notre vitesse de descente en tirant les deux sangles, jusqu’à ce que 5 à 7 minutes plus tard, il soit temps de rendre les commandesJonas nous a fait profiter d’un courant d’air chaud pour prolonger un peu plus longtemps notre survol. Nous avons donc plané au-dessus des champs pendant 9 minutes avant de devoir retrouver le tarmac. Mon seul regret aura été de n’avoir pas pris l’option vidéo. Tout ce qu’il me reste de ce saut, c’est mes souvenirs. Mais en même temps, je ne devais pas ressembler à grand-chose à ce moment-là. C’est peut-être donc tout aussi bien. Si vous prévoyez de vivre cette aventure, je vous mets en lien la page où j’ai trouvé mon bonheur. Si vous prévoyez de faire un saut Namur, en Belgique, voilà le site où j’ai trouvé mon bonheur. Kilian m’a prévenu que Il paraît le premier saut fait naître une addiction à l’adrénaline qu’il est difficile de combler autrement … qu’en ressautant ! Retrouvez toutes les infos sur ce de baptême de parachute en suivant le lien.